Mon expérience de l’allaitement maternel

Salut les gars !

Après 6 mois d’allaitement, cette aventure (et en disant ça je pèse mes mots haha!) a pris fin et j’ai décidé de vous faire un article complet sur cette expérience maintenant que j’ai le recul nécessaire pour l’appréhender de manière globale. J’ai essayé de structurer cet article en y insérant des sous-titres afin que vous puissiez plus facilement vous repérer si une section vous intéresse plus qu’une autre. Désolée si c’est un peu fouilli, j’ai (comme d’habitude) écrit d’une traite. Si vous avez des remarques, des choses à ajouter ou des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire et j’y répondrais avec plaisir. 

Bonne lecture !

La décision d’allaiter mon enfant m’est venue bien avant sa naissance, elle m’est même venue avant de tomber enceinte. J’ai pris cette décision pour la simple (et bonne) raison qu’il n’y a rien de meilleur pour un bébé que le lait de sa maman. C’est un fait, les études montrent que le lait maternel est la nourriture idéale pour un bébé et qu’aucun lait artificiel ne l’égale de près ou de loin, d’où le fait par ailleurs qu’il soit surnommé l’ « or blanc ».

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles cet or blanc est excellent pour l’enfant. Tout d’abord, il lui transmet les anticorps de sa mère, ce qui est précieux car cela renforce son immunité pour ses premiers mois de vie, moments durants lesquels le bébé est le plus fragile (tous les parents et médecins craignent la fièvre des petits de moins de trois mois). Attention, je ne dis pas ici qu’en allaitant son enfant il ne tombera nécessairement pas malade. Non, mais cela lui offrira des chances en effet de ne pas (ou moins) tomber malade.

Ensuite, il faut savoir que l’un des grands maux des nourrissons et qui crée beaucoup de tracas chez les parents est la constipation. Le lait maternel est excellent pour le transit des tout petits et prévient très bien de la constipation. Les selles d’un bébé allaité sont par ailleurs très liquides contre des selles plus consistantes chez un bébé nourri au lait artificiel. Attention, je ne dis pas ici non plus qu’un bébé nourri au lait artificiel sera forcément constipé. Non, je dis simplement que le lait maternel est naturellement mieux assimilé et digéré par l’enfant qui s’en trouve ainsi moins constipé.

Enfin, on prête encore d’autres vertus au lait maternel comme celle d’éviter à l’enfant de développer des allergies ou encore celle d’augmenter son acuité visuelle. Bref, le lait maternel présente des avantages considérables pour les bébés et, ayant la capacité d’allaiter ma fille, c’est donc tout naturellement que j’ai pris la décision de le faire. Je m’en serais voulue de ne pas offrir le meilleur à mon enfant alors que rien, apparemment, ne m’en empêchait.

Je vais vous raconter ici mon ressenti sur l’allaitement, la manière dont je m’y suis préparée, comment je m’y suis prise le moment venu, les désagréments que j’ai rencontré, le matériel qui m’a été utile, celui que j’ai trouvé plutôt futile, etc. J’essaierai de répondre au maximum aux questions que vous m’avez posé lorsque je vous ai interrogé sur Instagram (si vous ne me suivez pas, n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire et j’essaierai d’y répondre du mieux que je peux). Je vous préviens, cet article va donc être très long !

Documentation

Je suis de ces personnes très scolaires qui, lorsqu’elles s’intéressent à un nouveau sujet, ressentent le besoin de se documenter au maximum dessus. Ainsi, lorsque j’ai pris la décision d’allaiter mon bébé à naître, la première chose que j’ai fait a été de me procurer un livre sur le sujet que je vous recommande à 100%. Il s’agit du Manuel très illustré d’allaitement de Caroline Guillot . J’ai adoré le ton humoristique de l’auteur ! Dans ce manuel, tout est expliqué, détaillé et, comme son titre l’indique, illustré. J’ai ainsi pu me faire une idée bien plus claire et précise de l’allaitement maternel. Pour me documenter j’ai aussi visionné un nombre considérable de vidéos sur Youtube et lu un paquet d’articles de blog.

Consultante en lactation

Peu de temps après l’achat de ce bouquin, je me suis inscrite à la clinique et j’ai eu la chance en m’y inscrivant de pouvoir ainsi bénéficier d’entretiens collectifs et individuels avec une consultante en lactation. J’ai commencé par une rencontre collective et j’en suis sortie ravie ! Nous étions plusieurs futures mamans réunies dans une salle et pendues aux lèvre d’une dame, sage-femme de profession et qui a passé un an à étudier exclusivement l’allaitement maternel afin d’obtenir une certification de consultante en lactation. On a pu lui poser tout un tas de questions et cela m’a donné envie de la rencontrer plus tard individuellement afin de lui poser mes questions plus personnelles. Quelques jours après a eu lieu notre entretien individuel et j’en suis ressortie tout à fait rassurée car bien renseignée sur le sujet de l’allaitement maternel. Je vous conseille donc vivement de chercher une consultante en lactation certifiée près de chez vous et de prendre contact avec elle si vous avez des questions personnelles auxquelles aucun livre ni vidéo Youtube ni article de blog ne pourra répondre.

Achat/Location de matériel

Une fois bien informée, j’ai souhaité m’équiper et j’ai effectué quelques achats qui m’ont été très utiles et d’autres un peu moins.

Mes indispensables ont été :
  • Les coquillages d’allaitement qui permettent d’éviter les frottements, de recueillir les petites pertes de lait, etc. Faire bien attention de choisir la bonne taille en fonction de son aréole !
  • La crème HPA Lanolin de Lansinoh qui permet de soulager et protéger les mamelons tout en étant sans danger pour bébé. Je sais qu’aujourd’hui il en existe des plus naturelles, etc. Mais personnellement j’ai été satisfaite de celle-ci.
  • Le tire-lait Symphonie de chez Medela que j’ai commencé à utiliser environ 2 semaines après la  naissance d’Anna. Il est vraiment top ! Il m’a permis de stimuler ma lactation et également de pratiquer plus tard encore le tire-allaitement, notion sur laquelle je reviendrai ultérieurement.
  • La brassière Medela qui permet de tirer son lait tout en ayant les mains libres. Une révolution !
  • Les pots de conservation du lait, très pratiques et qui passent au chauffe biberon. En plus on peut les réutiliser pour les purées lors de la diversification alimentaire de bébé !
  • Les bouts de sein en silicone Medela. Ils m’ont au départ été déconseillés par les sages-femmes et par la consultante en lactation car ils réduiraient de 30% la production de lait. Mais honnêtement, au vu des crevasses que j’ai eu, je regrette de ne pas les avoir utilisés plus tôt !!!! D’autant plus que finalement j’aurais pu stimuler ma lactation au tire-lait pour compenser mais ça ne m’a pas été proposé. Maintenant que j’ai compris ça, je sais que la prochaine fois je ferai ainsi. Faites bien attention à la taille avant de les commander ! 
  • Les biberons Tommee Teppee Closer To Nature qui ont été hyper bien acceptés par Anna, sans aucune confusion sein/tétine lorsque j’ai commencé le tire-allaitement.
Les achats que je ne regrette pas mais dont j’aurais pu me passer :
  • Le coussin d’allaitement. Je préférais personnellement me servir des coussins de mon lit ou de mon canapé afin de bien caler bébé.
  • Les sachets de conservation du lait. J’ai préféré les pots qui passent directement au chauffe biberon.
Les achats complètement inutiles :
  • La tétine Calma de chez Medela afin de commencer à donner le biberon aux bébés allaités et éviter la confusion sein/tétine. Elle était bien trop grosse pour la petite bouche d’Anna et nous n’avons jamais pu l’utiliser pour la transition sein biberon.
  • Les patchs Medela pour soigner les crevasses. Sur moi, ils ont été moyennement efficaces, pas miraculeux du tout. Quand on voit le prix… Je pense que j’aurais pu m’en passer. En tout cas, je ne les rachèterai pas.
  • Les tisanes d’allaitement. Aussi utiles que l’homéopathie… C’est-à-dire complètement inutiles si ce n’était pas assez clair haha ! 

Les débuts et les premiers maux de l’allaitement

Anna est née par césarienne, si vous vous voulez en savoir plus sur le sujet je vous invite à lire cet article. J’ai pu lui donner une tétée d’accueil et je me suis alors dit « oh mais si ce n’est que ça l’allaitement ça vaaaa ! ». Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais… Hahaha !

Tout d’abord il faut savoir que le fait de mettre au monde son bébé par césarienne et non par voie basse ralentit considérablement la montée de lait (une sombre histoire d’hormones ^^). Du coup, les premières nuits Anna pleurait car elle avait faim, je ne produisais pas suffisamment de lait et les sages-femmes la nourrissaient à l’aide d’un tout petit gobelet (et non pas d’un biberon afin d’éviter la confusion sein/tétine) rempli d’hydrolisat.

Je mettais Anna au sein le plus souvent possible afin de favoriser les montées de lait et malgré le fait de protéger mes mamelons avec de la Lanolin et des coquillages, j’ai quand même eu des crevasses énormissimes… En gros, j’étais complètement en sang et à chaque fois que je remettais Anna à téter, je me remettais à saigner. C’était affreusement douloureux. J’ai tenu comme ça pendant 4 jours avant que l’on me propose des bouts de seins en silicone et on peut dire que ces petites choses ont sauvé mon allaitement ! Les sages-femmes m’ont dit qu’il fallait les utiliser avec parcimonie, uniquement le temps de cicatriser car ils ralentissaient la production de lait, etc. Je les ai personnellement utilisés quasi systématiquement jusqu’à la fin de l’allaitement d’Anna et je peux vous dire que ça ne m’a pas empêché de produire du lait à foison !

Donc si je peux me permettre un conseil, si vous avez comme moi la peau très fine (que vous avez eu par exemple beaucoup de vergetures suite à votre grossesse) et que vous sentez que la peau de vos mamelons commence à s’abîmer au début de l’allaitement, n’attendez pas et demandez des bouts de seins en silicone afin d’éviter de vous retrouver dans la même situation que moi !

Suite et fin de l’allaitement

Une fois rentrée chez moi, j’ai récupéré le tire-lait à la pharmacie grâce à une ordonnance valable 3 mois que l’on peut faire renouveler. Je m’en suis servie au départ afin de stimuler ma lactation. Ça a si bien marché que j’ai frôlé l’engorgement à plusieurs reprises ! (D’ailleurs, si vous commencez à produire trop de lait, je vous conseille de simplement tirer un peu moins souvent et un peu moins de lait et tout devrait revenir à la normale rapidement.)

Au départ, je ne donnais pas de biberon. Je congelais donc le lait que je tirais pour plus tard. Je donnais des tétées à la demande et cela m’a valu pas mal de courtes nuits car Anna se réveillait régulièrement pour réclamer sa tétée. Très vite, nous nous sommes mis à utiliser le lait que je tirais afin de lui donner grâce à des biberons durant la nuit afin que je puisse un peu me reposer. Nous donnions les biberons comme nous donnions la tétée, c’est-à-dire à la demande. Par chance, il n’y a eu aucune confusion sein/tétine !

Pour être plus claire, voici l’organisation que nous avions trouvé : Je donnais des tétées à la demande, après chaque tétée je tirais mon lait en faisant bien attention à réduire le tire-lait lorsque je sentais que je produisais trop afin de ne pas risquer l’engorgement. Une fois la nuit venue, nous donnions des biberons de lait maternel afin que Micha puisse un peu me relayer et que je puisse me reposer.

À partir des 3 mois d’Anna, nous avons conservé la tétée du matin et celle du soir et pour le reste nous donnions des biberons du lait que je tirais. Cela me permettait d’être un peu plus libre durant mes journée et un peu moins au service de l’allaitement. Ça m’a vraiment soulagé et mon bébé continuait néanmoins à recevoir du lait maternel vu que j’en tirais énormément. Cette technique s’appelle le tire-allaitement et je trouve qu’elle m’a vraiment permis de continuer l’allaitement jusqu’aux 6 mois d’Anna, sinon j’en aurais probablement eu marre bien avant !! En effet, vu qu’on ne peut pas contrôler les quantités prises par bébé, l’allaitement maternel se fait vraiment à la demande et est donc hyper chronophage…

Allaitement mixte

L’allaitement mixte consiste à donner à son bébé à la fois du lait maternel et du lait artificiel. J’ai commencé à donner du lait artificiel à Anna lorsqu’elle avait environ 4 mois, en plus de mon lait maternel, afin de l’y habituer car je savais que je souhaitais l’allaiter jusqu’à 6 mois et passer ensuite au lait artificiel. Je lui donnais un biberon de lait relais (il est très importait de prendre du lait relais dans ce cas là !!) chaque jour et ça s’est très bien passé, elle l’a pris tout de suite !

Une fois qu’Anna a commencé la diversification, nous lui donnions principalement du lait artificiel et continuions à lui donner un biberon de lait maternel chaque jour.

Aujourd’hui, à presque 7 mois, elle ne prend presque plus de lait maternel. Il m’en reste encore un peu au congélateur donc je lui en donne 2 ou 3 fois dans la semaine, mais pas plus.

Le sevrage

Lorsque j’ai décidé d’interrompre mon allaitement, j’ai simplement réduit progressivement le tire-lait. Sur la fin, je ne tirais plus qu’une seule fois le matin, puis une fois tous les deux jours jusqu’à l’arrêt complet et définitif.

Mon sevrage s’est très bien passé mais je sais qu’il peut être plus ou moins compliqué en fonction des femmes.

Allaitement et alcool

La rubrique tant attendue hahaha ! Lorsque je vous ai demandé sur Instagram si vous aviez des questions sur l’allaitement, vous avez été nombreuses à me demander si, comme durant la grossesse, il fallait pratiquer le 0 alcool durant l’allaitement.

Ma réponse est non. Mais attention, il faut faire EXTREMEMENT attention et faire les choses intelligemment. Si vous ne vous en sentez pas capables ou que vous avez des doutes, autant vous abstenir de boire de l’alcool pendant cette période.

Pour ma part, Anna étant née en mai, j’avais très envie de profiter de l’été avec ma famille et mes amis en buvant des mojitos les pieds dans l’eau. Pas tous les jours évidemment mais à raison d’une fois par semaine, je m’accordais une petite soirée alcoolisée et je procédais de la manière qui va suivre.

Tout d’abord, je préparais tout à l’avance. C’est-à-dire que la semaine précédant ma soirée, je faisais des réserve de lait maternel au frais afin de pouvoir lui donner des biberons de mon lait pendant la dite soirée ainsi que le lendemain. La soirée venue, je donnais une tétée et tirais mon lait en fin de journée et ensuite, évidemment, je ne lui donnais plus de tétée pendant toute la durée de la soirée et même une bonne partie de la journée du lendemain.

Je comptais mes verres (un petit verre de vin, une bière, une coupette de champagne…) et je comptais 2 heures de temps avant que mon lait soit à nouveau « bon ».

En pratique, si je buvais 3 verres durant la soirée, je savais que je pouvais à nouveau allaiter ma fille 6 heures plus tard (3 x 2 heures). Par précaution, une fois cette durée de temps écoulée, je rajoutais encore 2 heures préventives et ensuite je tirais mon lait que je jetais et j’attendais que ma réserve se reconstitue avant de nourrir mon bébé.

Je faisais ça une fois que je maitrisais parfaitement mon allaitement et ma production de lait bien sûr. Je pense qu’il est complètement impossible de le faire dans le premier mois de vie de votre bébé et un peu délicat dans le second mois. Ensuite, une fois expérimentée, vous pouvez vous accorder des petits plaisirs alcoolisés en faisant preuve de la plus grande prudence et d’un peu de parcimonie, aussi 🙂

Allaitement et perte de poids

Beaucoup d’autres questions concernaient la perte de poids liée à l’allaitement. L’allaitement fait en effet perdre du poids si vous consommez le même nombre de calories que celui que vous consommez habituellement car le corps dépense de l’énergie en fabriquant du lait.

Personnellement, je trouve difficile de ne pas manger plus pendant l’allaitement. Moi j’avais de grosses fringales et des envies de femme enceinte ! Du coup, j’ai du me faire un peu violence pour perdre mes kilos de grossesse. Ils ne se sont pas envolés miraculeusement grâce à l’allaitement. Et je pense même que j’aurais pu les perdre tout aussi rapidement si ce n’est plus sans allaiter car ces fringales et ces envies m’ont mis quelques bâtons dans les roues… 

Bilan de mon allaitement

J’ai allaité mon bébé pendant 6 mois. Je l’ai fait pour son bien et je suis heureuse de l’avoir fait car à ce jour, elle n’est encore jamais tombée malade et c’est peut-être un peu grâce à mes anti-corps 🙂

En revanche, avant d’allaiter j’aurais aimé que quelqu’un me dise à quel point ça peut être douloureux les premiers temps à cause des crevasses. Que l’on me dise également à quel point c’est chronophage, à quel point on met son corps à l’entière disposition d’un petit être humain qui le sollicite jour et nuit pour se nourrir. Que l’on me dise aussi qu’il faut plusieurs semaines avant que l’allaitement ne se mette correctement en place et que si l’on ne souhaite allaiter qu’une très courte période, autant ne pas se fatiguer car le temps de maîtriser à peu près l’allaitement il serait déjà temps d’arrêter. J’aurais aimé savoir tout ça avant de me lancer.

Honnêtement, si je n’avais pas travaillé de chez moi, je n’aurais jamais allaité. L’allaitement est, à mon sens, un vrai sacrifice que l’on fait pour son enfant et je n’aurais pas fait ce sacrifice si je ne disposais pas de mon temps comme je le souhaite.

MERCI DE M’AVOIR LUE ET À TRÈS VITE !

Publié dans: Baby

4 réflexions sur “Mon expérience de l’allaitement maternel

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